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Le risque baisse mais inquiète

RÉSILIENCE et vigilance. Ces deux mots pourraient résumer la situation du système bancaire en 2010. Bank Al-Maghrib vient de publier son rapport sur l’activité des établissements de crédit. Le document a surtout l’intérêt d’éclairer sur la situation des banques.

Malgré les obligations liées à la présence en Bourse de certaines d’entre elles, leur activité reste difficile, surtout sur les questions liées au risque.

 

A ce sujet, la banque centrale note une légère amélioration pour l’ensemble du secteur. Le taux moyen des créances en souffrance est ainsi ramené à 5,5% pour l’ensemble des établissements de crédit et à 4,8% pour les banques uniquement. Les créances en souffrance des banques ont donc baissé de 4% à 29,7 milliards de DH. Pour leur part, les sociétés de financement continuent à s’enfoncer. Elles comptabilisent 8,6 milliards de DH de créances en souffrance, en hausse de 13,2% et 15,5% une année auparavant.

la baisse du risque

Les segments les plus risqués identifiés en 2010 sont principalement les entreprises de BTP et les ménages. La banque centrale prête davantage attention à cette dernière catégorie. Elle relève un affaiblissement de la solvabilité des particuliers. Cela soulève encore la question sur l’endettement des ménages. Le risque est jugé plus important pour les prêts à la consommation. L’encours moyen de crédit par dossier a augmenté de 700 DH d’une année à l’autre pour atteindre 27.700 DH. Le taux d’endettement des ménages, lui, enregistre une hausse de 2 points à 30%. D’un autre côté, Bank Al-Maghrib craint une dégradation de certains secteurs économiques. Ce qui pourrait relever le risque au niveau de la clientèle des entreprises, relève-t-elle dans son rapport. Pour l’heure, la croissance des crédits au secteur privé reste quand même sur un rythme de croissance important avec une hausse de 9,8% à fin mai.


Sur un aspect plus réglementaire, BAM redoute une fragilisation du PNB des établissements qui s’exposent davantage sur le long terme et à taux fixe. Des exigences supplémentaires ont été demandées à certains établissement, est-il indiqué dans le rapport, notamment le renforcement des fonds propres. Des exigences qui sont censées assurer la migration du système bancaire vers les normes de Bâle III.

L'Economiste

 

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