Selon la lettre hebdomadaire de la banque des marchés d'Attijariwafa Bank, la Banque centrale joue pleinement son rôle de stabilisateur des taux interbancaires sur le marché monétaire cette semaine.
Dans ce sens, l'institut d'émission est intervenu en pourvoyeur de fonds pour les banques marocaines mises en difficulté par le paiement de la deuxième tranche de l'impôt sur les sociétés. Véritable levier pour le système financier, les avances à 7 jours constituent de l'argent frais pour les banques.
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À cet effet, cet instrument de politique monétaire, le plus utilisé par BAM, a permis d'injecter 7 milliards de plus dans le marché monétaire. «Une bouffée d'oxygène pour les acteurs du marché qui ont été sous pression tout au long de ces derniers jours face à une envolée des taux interbancaires.
En effet, le TMP JJ (taux moyen pondéré au jour le jour) a atteint un plus haut avant hier à 3,41% soit 0,16 point de plus que le taux directeur fixé à 3.25%, avant de se déprécier hier, soutenu par l'injection de la Banque centrale marocaine», selon la même source.
Dans un autre registre, l'argentier de l'État était presque absent sur le compartiment monétaire cette semaine, avec de faibles montants placés à blanc ou avec prise en pension qui n'excèdent pas 1,2 milliard en moyenne quotidienne, alors que le Trésor fut un acteur très actif sur le système monétaire ces dernières semaines, débouchant sur le maintien des taux interbancaires à l'équilibre aux alentours des 3,25%.
Dans ces conditions, «comment la banque centrale agirait-elle face à un déficit de liquidité bancaire qui se creuse de plus en plus, menaçant l'harmonie du système monétaire ?», s'inquiètent les analystes.
Le Matin





















