e deuxième trimestre 2011, le taux interbancaire moyen pondéré au jour le jour (TIMPJJ) s'est établi en moyenne à 3,28 %, en baisse d'un point de base par rapport au premier trimestre 2011.
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Au niveau du marché interbancaire, le creusement de l'insuffisance moyenne des trésoreries bancaires au cours du deuxième trimestre 2011 s'est atténué comparativement au premier trimestre 2011. Selon la dernière note de conjoncture de la DEPF (Direction des études et des prévisions financières), cette insuffisance découle de l'évolution restrictive des facteurs autonomes de la liquidité bancaire qui a été partiellement compensée par la décision de Bank Al-Maghrib d'exclure les comptes sur carnets de l'assiette de calcul de la réserve monétaire.
Afin de combler l'insuffisance des trésoreries bancaires, Bank Al-Maghrib a augmenté le volume de ces interventions, essentiellement à travers «les avances à 7 jours sur appels d'offre» dont le volume moyen a atteint 17,9 milliards de dirhams contre 11,3 milliards au cours du premier trimestre 2011. Dans ce sillage, le taux interbancaire moyen pondéré au jour le jour (TIMPJJ) s'est établi en moyenne à 3,28%, en baisse de 1 point de base par rapport au premier trimestre 2011. Cette tension sur les taux s'est accentuée durant la première semaine du mois de juillet. Rien que jeudi dernier, ils ont frôlé un plus haut de 3,41%, soit 0,16 point de plus que le taux directeur fixé à 3,25%, avant de se déprécier le lendemain grâce à l'injection de la banque centrale marocaine de 7 milliards de dirhams dans le marché monétaire. Il faut dire que l'absence de l'argentier du Royaume sur le compartiment monétaire la semaine dernière, avec de faibles montants placés à blanc ou avec prise en pension, a aggravé la situation du système monétaire.
Du côté du marché des bons du Trésor émis par adjudication, les levées brutes du Trésor se sont repliées par rapport au premier trimestre 2011 de 41,6% pour atteindre 15,4 milliards de dirhams au cours du deuxième trimestre 2011. Les remboursements du deuxième trimestre 2011 se sont chiffrés à 17,3 milliards de dirhams, en augmentation de 20,2% par rapport au trimestre précédent. Au terme du premier semestre 2011, les levées brutes du Trésor se sont établies à 41,8 milliards de dirhams, en baisse de 27,6% par rapport au premier semestre 2010. Ces levées ont été orientées principalement vers le moyen terme à hauteur de 55,1%, suivi par le long terme (26,6%).
Une tendance qui s'est poursuivie en ce début du mois de juillet. En effet, l'engouement des investisseurs est resté fidèle à la ligne du deux ans qui s'accapare toujours la part du lion depuis le début de l'année, soit pour les souscriptions ou les soumissions du Trésor. Par exemple, pour la séance du 5 juillet 2011, la demande des créanciers du Trésor s'est orientée principalement vers la maturité 2 ans qui a attiré presque 7,4 milliards de dirhams des 13 milliards de soumissions, contre une levée de 900 millions dont 400 pour la ligne du 2 ans. L'argentier de l'État lève ainsi 1 milliard depuis le début du mois de juillet alors que le montant de ses besoins prévisionnels est porté entre 5 et 6,5 milliards de dirhams face à des tombées estimées pour le mois à 6,5 milliards. Il s'agit en quelque sorte d'un signal de reprise des levées par le Trésor après la baisse de régime qui a rythmé ces souscriptions à la fin du premier semestre 2011.
Rendement obligataire en retrait
Sur le marché obligataire, une baisse de la courbe des taux serait attendue. « L'essoufflement des liquidités relatives à l'encaissement de la deuxième tranche de l'impôt sur les sociétés entraînerait un recul des rendements obligataires », estime le Département recherche et analyse de la Banque des marchés d'Attijariwafa bank. C'était le cas pour la séance du 5 juillet 2011 où la maturité 2 ans a cédé 2 pbs sur le compartiment primaire pour s'établir à 3,60%. Ce qui laisserait présager une stabilité des taux obligataires, voire une légère baisse pour les prochaines séances.
À noter que les taux moyens pondérés primaires des bons du Trésor au titre du deuxième trimestre 2011, à l'instar du premier trimestre, ont enregistré des variations limitées comparativement au trimestre précédent et qui ont oscillé entre une baisse de 2 pb (2 ans) et une hausse de 1 pb (20 ans).
Le Matin





















