La Bourse de Casablanca et Moroccan Financial Board (MFB), l’organe de pilotage du projet Casablanca Finance City (CFC), sont sur le point de signer une convention de collaboration. Objectif: «identifier les moyens de collaboration entre les deux entités pour faire avancer les réformes», confie Karim Hajji, DG de la Bourse, lors d’un point presse, jeudi 27 octobre 2011, lui qui jusqu’à présent était peu loquace au sujet de la future place financière.
Hajji a d’ores et déjà confirmé que les équipes de la Bourse et celles du MFB collaborent sur la création d’un compartiment devises pour permettre la cotation de sociétés africaines et ainsi attirer des investisseurs étrangers. Pour y parvenir, le projet bénéficie du consulting des autorités de la place financière de Singapour, notamment pour la structuration.
«Les choses avancent bien», souligne Hajji. Ce projet est actuellement au stade de recherche d’un dépositaire pour les opérations en devises. Il sera en charge du règlement/livraison des titres dans ce compartiment. Les prétendants ne se sont pas fait attendre. «Nous avons déjà reçu une offre d’un dépositaire étranger, nous attendons les propositions d’opérateurs marocains», révèle Hajji.

En attendant la création du compartiment devises, la Bourse de Casablanca poursuit son travail de sensibilisation à la désintermédiation financière via le marché des capitaux à la fois sur le plan national et régional. Le management de la BVC se rendra prochainement à Dakar pour prospecter des PME de la région ouest-africaine. Il doit y participer à une conférence intitulée «Bourse de PME», où il présentera les atouts du financement par le marché boursier marocain.
En plus de cet événement, la Bourse de Casablanca va accueillir, en décembre, la réunion annuelle de l’African Securities Exchanges Association (ASEA) où il sera notamment question de la crise financière et de l’attractivité des marchés boursiers africains. Des rencontres en B to B sont également au programme car l’objectif est aussi de «vendre» la future place financière de Casablanca. De grandes personnalités de la finance mondiale sont attendues.
La prospection des entreprises africaines ne se fait pas au détriment des sociétés marocaines. Au terme des neuf premiers mois de l’année, près de 750 sociétés ont été contactées et plusieurs rencontres ont étés réalisées. Au total, ce sont plus de 2.000 entreprises qui ont été identifiées. «Des freins culturels subsistent, mais le potentiel est important compte tenu de la sous-liquidité du marché», note le patron de la Bourse. D’autant plus que ce manque de liquidité des banques milite pour une désintermédiation financière en faveur du marché des capitaux. Hajji promet 2 à 3 introductions avant la fin de l’année.
L'Economiste






















