La rumeur court, se précise et devient enfin officielle. S2M, Société Marocaine de Monétique fait donc son grand saut financier. Pionnière dans le domaine de la monétique, elle pourra ainsi rejoindre ses concurrents directs sur la place de Casablanca.
Selon une source bien informée, «les chantiers ont été lancés pour mener à bien cette opération» et devraient être finalisés «une fois les autorisations et visa reçus». Ce qui signifie, en termes explicites, que l’opération est imminente. De quoi réjouir Karim Hajji, Directeur Général de la Bourse de Casablanca qui avait prédit, il y a quelques semaines, deux à trois introductions en Bourse avant la fin de l’année. Après Jet Alu, Fipar holding et S2M devraient ainsi conférer à l’effet d’annonce habituel une valeur de prédiction avérée. De quoi réjouir aussi les investisseurs du marché, avides de papiers frais en ces temps de stagnation du marché boursier à la baisse.

De quoi réjouir enfin les actionnaires de S2M qui devraient voir dans cette opération une manière de faire aussi bien que les concurrents, voire mieux, notamment en ce qui concerne les perspectives de développement de ses activités. Il faut dire que dans le domaine de la monétique, la concurrence fait rage. Les marchés porteurs certes ne manquent pas, mais c’est plutôt la qualité et la capacité à innover qui fait la différence auprès des clients.
Alors que HPS et M2M s’ouvrent d’année en année des brèches notamment sur le continent africain, S2M se voit donc dans l’obligation de leur damer le pion, d’autant qu’elle peut compter sur le soutien des fonds d’investissement auxquels elle est rattachée.
Et d’aucuns diront si cette opération et les autres qui sont prévues seront une réussite, ou non. En effet, si certains voient d’un œil sceptique cette introduction à venir et les autres, d’autres y voient l’occasion de fournir au marché casablancais de quoi s’occuper en attendant la redynamisation de la place. Il est vrai que du point de vue du dynamisme de place, ces opérations peuvent paraître anecdotique, toutefois, «un tien vaut mieux que deux tu l’auras». Les investisseurs devront donc se contenter de ses opérations en attendant des temps meilleurs.
Les Echos Quotidien






















