Le Masi et le Madex ont fini la semaine dernière sur des contre-performances annuelles respectives de -14,37 % et -14,29 %.
La Bourse de Casablanca continue de perdre du terrain, témoignant du manque de confiance et de l'hésitation qui planent sur le marché Actions. Les deux principaux baromètres de la cote, Masi et Madex, se sont, en effet, délestés, la semaine du 21 au 25 novembre 2011, de respectivement -2,43% à 10 836,24 points et -2,39% à 8 857,97 points. Ainsi, leurs contre-performances annuelles se sont établies à respectivement -14,37% et -14,29%. Il s'en est suivi une capitalisation boursière ayant totalisé 505,54 MMDH, alors que le volume transactionnel global a porté sur 1,69 MMDH, dont 979,69 MDH réalisés sur le Marché central Actions et 186,51 MDH sur le marché de Blocs avec Managem, Attijariwafa bank, Addoha, Label et Itissalat Al Maghrib comme valeurs les plus actives durant la semaine.
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Au niveau sectoriel, c'est toujours l'indice du secteur minier qui affiche la performance annuelle la plus élevée avec +98,16%, après avoir cédé 2,32% la semaine dernière où tous les indices sectoriels ont accusé des reculs, hormis ceux des secteurs de sylviculture et papier (+1,40%) et de la distribution (+0,57%). Depuis le début de l'année au 25 novembre 2011, en plus du secteur minier, seuls les secteurs pharmaceutiques, pétrole et gaz et des assurances ont vu leurs indices afficher des gains, avec respectivement +7,67%, +11,15% et +6,86%. On peut ainsi dire que 2011 est une année difficile pour le marché boursier marocain qui devrait recevoir le 9 décembre prochain une deuxième recrue à son premier compartiment, Jet Alu Maroc. Sur le marché monétaire, durant la semaine du 18 au 24 novembre 2011, les taux interbancaires et repo (taux de refinancement) ont retrouvé leur niveau d'équilibre, après avoir frôlé des niveaux records jamais atteints ce dernier trimestre 2011. Ainsi, le loyer de l'argent a renoué avec le niveau du taux directeur, passant de 3,53% à 3,25%. Avec un excédent de plus de 3 MMDH de la réserve obligatoire bancaire, le marché se retrouve en meilleure posture, permettant ainsi d'écarter les turbulences passées.
«Cette situation confortable de la réserve a aussi encouragé l'Institut d'émission à retirer 3 MMDH de monnaie centrale. En parfait régulateur des flux de liquidité transitant sur le marché monétaire, Bank Al Maghrib absorbe l'excédent de liquidité en injectant seulement 31 MMDH dans le circuit bancaire, dont 21 MMDH à travers les avances à 7 jours et le reliquat étant attribué à travers les avances à plus long terme, à savoir 3 mois», ont signalé les analystes d'Attijari Intermédiation. Cet équilibre du marché monétaire est également le fait de l'argentier de l'État qui a joué un rôle primordial en vue de combler l'insuffisance de trésorerie des banques. Le montant moyen quotidien placé en blanc (sans garantie) et avec prise en pension a atteint plus d'un milliard de dirhams.
«D'ailleurs, nous estimons qu'en l'absence de facteur exogène, les taux interbancaires et repo devraient rester aux alentours de 3,25% et dans une fourchette de (3,00%-3,10%) respectivement», estiment-ils. Néanmoins, force est de noter que le déficit de liquidité devrait se maintenir d'ici la fin de l'année 2011. Des prévisions que confortent la sortie de l'IS en fin d'année 2011 ainsi que l'accélération du rythme des levées du Trésor en vue de financer son déficit budgétaire qui se situe à près de 25 MMDH à fin septembre 2011.
Le Trésor lève 13,6 MMDH en novembre
Le Trésor n'a pas pu échapper à une légère hausse des taux pour cette dernière adjudication du mois de novembre qui a été marquée par le dépassement des besoins prévisionnels.
En effet, avec une levée de 1,8 milliard de dirhams lors de la dernière séance du mois, l'argentier de l'État porte sa levée mensuelle à 13,6 MMDH, franchissant à la hausse son besoin annoncé dans une fourchette de 11-11,5 MMDH.
Un dépassement qui est principalement attribué aux dépenses liées à la charge de compensation d'un montant de 37,3 MMDH, contre 20 MMDH à fin septembre 2010. Dans ce contexte de flou quant à l'évolution des finances publiques, les investisseurs augmentent leur taux de placement, profitant de l'augmentation des besoins de financement du Trésor. Ainsi, la demande qui n'a pas excédé les 6 MMDH a débouché sur une hausse de 2 pbs pour la maturité 2 ans. Pour dire que les investisseurs témoignent toujours d'un fort intérêt pour les maturités du moyen terme.























