Les patrons de sociétés de Bourse croisent les doigts. Les transactions sur le marché central ont chuté de près de 20 milliards de DH depuis le début de l’année. C’est suffisant pour leur faire craindre le scénario de 2008 et 2009 où les revenus avaient baissé respectivement de 30 et 48%.
L’année 2011 devrait évoluer dans le même sillage. L’Association professionnelle des sociétés de Bourse (APSB) évite, pour l’instant, d’aborder le sujet selon le motif : «c’est une question sensible».
La situation serait surtout critique pour les petites structures. «Il est possible que certaines disparaissent», avance une source du marché.
La configuration de la profession rend la conjoncture quasi invivable pour les dernières arrivées ou encore les petites structures. Trois opérateurs sur un total de dix-sept concentrent plus de 60% des volumes traités sur le marché central. Sachant que l’intermédiation boursière contribue au gros du chiffre d’affaires des sociétés de Bourse. Les activités de conseil en opérations financières ou encore de gestion de portefeuilles ne sont donc pas en mesure de compenser l’impact causé par la baisse des échanges à la Bourse.

Cependant, «nous avons vécu des situations plus critique entre 2000 et 2002», relève un professionnel. En 2000 par exemple, des sociétés de Bourse ont du réduire leurs effectifs pour faire face à la baisse de l’activité. «Celles qui ont traversé cette période sont mieux armées aujourd’hui», ajoute-t-il. De façon générale les opérateurs ne s’attendent pas à une reprise des échanges avant le second semestre 2012.
Toujours est-il que la situation actuelle du secteur relance le débat sur le rapprochement entre les opérateurs. «Il faut d’abord qu’il y ait des synergies, ce qui n’est pas forcément le cas actuellement parce que les sociétés ont quasiment le même agrément».
L'Economiste























