Comment se comportera la Bourse de Casablanca en 2012? C’est la question qui taraude aujourd’hui les investisseurs et autres boursicoteurs marocains. Selon les analystes de BMCE Capital Bourse, filiale du groupe de BMCE Bank, la tendance baissière va se poursuivre d’une manière importante avec néanmoins une reprise probable au second semestre.
La morosité des premiers mois de l’année serait la conséquence des effets de la récession économique des principaux partenaires européens: l’Espagne en premier lieu puis la France.
Car ce sont ces deux pays qui emploient le plus d’émigrés marocains et d’où ils effectuent des transferts importants de devises vers le Maroc. Plusieurs économistes nationaux et internationaux n’écartent pas le scénario selon lequel cette récession en Europe durera au-delà de 2012, ce qui provoquera un séisme pour le marché boursier national et par conséquent un effondrement de l’économie nationale. La Bourse de Casablanca continuera aussi à être victime de la cherté du marché des actions comparativement aux pays émergents. S’ajoute à cela l’étroitesse du marché avec une cote qui, jusqu’à présent, ne dépasse pas 80 valeurs boursières.
Manque d’opportunités Cette situation endémique a toujours été caractérisée par un manque cruel d’opportunités d’investissement et constitue aujourd’hui à coup sûr un frein sérieux au développement du marché. Et les faibles résultats financiers des sociétés cotées pour l’année 2011 n’arrangeraient pas outre mesure la situation. Seulement, il n’y pas que des prévisions pessimistes dans l’étude de recherche de BMCE Capital.

On trouve également une bonne dose d’optimisme suite à la nomination d’un nouveau gouvernement issu des urnes. En effet, la société de bourse estime que le paysage économique et financier devrait profiter d’un ensemble de facteurs favorables, dont le maintien de la croissance économique grâce à la dynamique de la consommation interne et des investissements publics promis par le gouvernement de Abdelilah Benkirane.
Cette propension serait également confortée par l’afflux important de fonds en devises escompté en provenance des pays du Golfe, qui devrait permettre la réduction de la pression sur les liquidités et la hausse des projets d’investissements.
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