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La politique économique au Maroc se porte bien (FMI)

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Le Fonds monétaire international (FMI) a félicité, jeudi, le Maroc pour la «rigueur» de ses politiques macroéconomiques et les réformes structurelles et politiques mises en œuvre, qui lui ont permis de bien résister à la crise mondiale et de «répondre à des besoins sociaux pressants».

«Plusieurs années successives de politiques macroéconomiques saines et de réformes politiques ont permis au Maroc de faire face à la crise internationale de 2008 et de satisfaire les exigences sociales manifestées dans le cadre du Printemps arabe», souligne le FMI dans une Note d'information au public (NIP), diffusée à Washington.

Tanger Med


Dans cet environnement difficile, le Maroc a présenté de «bons résultats» économiques tout en améliorant ses indicateurs sociaux, se félicitent encore les administrateurs du FMI dans cette note, publiée suite à la conclusion des consultations annuelles avec le Maroc conduite par le Conseil d'administration du Fonds conformément à l'article IV de ses statuts.

Malgré une reprise lente dans la zone euro, principal partenaire commercial du Royaume, la croissance globale du PIB devrait atteindre 4,5 à 5%, soit l'un des taux les plus élevés de la région, chose qui dénote de la «forte croissance» du secteur non agricole, tourisme compris, ainsi que le rebond de la production agricole, relève le FMI.

Les administrateurs du Fonds, qui ont conclu ces consultations avec le autorités marocaines le 5 octobre dernier à Rabat, précisent, par ailleurs, que le chômage, situé à environ 9%, reste «stable» bien que le chômage urbain et celui des jeunes reste élevé.

La baisse des prix alimentaires du marché intérieur observée en 2011 du fait de l'augmentation de l'offre locale des produits alimentaires, et les subventions en vigueur, qui ont permis de contenir les tensions inflationnistes liées à la hausse des cours mondiaux, devraient contribuer à limiter à 1,5% environ la hausse moyenne de l'inflation, selon la même source.

Le gouvernement marocain a, également, pris d'importantes mesures compensatoires, qui permettront de limiter le déficit budgétaire à environ 5,7% du PIB, poursuit le FMI.

Les autorités se préparent à mettre en oeuvre des mesures d'ajustement budgétaire à partir de 2012 pour abaisser ce déficit à 3% du PIB sur le moyen terme, ce qui ramènerait la dette publique à 50% du PIB à moyen terme.



Le Fonds relève également les progrès considérables accomplis par le secteur financier du Maroc, qui doit cependant mobiliser plus de ressources pour épauler le développement financier et une expansion adéquate du crédit.

Les autorités marocaines n'ont pas relâché l'effort de mise en œuvre d'un programme ambitieux de réformes structurelles pour accroître la productivité, se félicitent encore les administrateurs du FMI, notant qu'un comité a été mis sur pied pour améliorer le climat des affaires.

Pour l'avenir, le Conseil d'administration de l'Institution de Bretton Woods constate que des défis subsistent, notamment du fait de l'incertitude des perspectives économiques en Europe et dans la région, de la nécessité de l'assainissement des finances publiques et de la mise en oeuvre rapide d'un programme ambitieux pour stimuler l'emploi et susciter une croissance inclusive.

L'institution souligne l'importance de rétablir des marges de manœuvre pour absorber les chocs et d'accélérer les réformes, pour renforcer la résilience de l'économie et jeter les bases d'une croissance forte sur le moyen terme, indiquant que la maîtrise et la réorientation des dépenses publiques, notamment par la réforme du système de subvention généralisé, seront «essentielles pour la soutenabilité budgétaire à moyen terme».

Un système de subvention bien ciblé serait moins coûteux et mieux adapté à la satisfaction effective des besoins des couches les plus défavorisées.

Le FMI a encouragé les autorités à redoubler d'efforts pour améliorer le recouvrement des recettes, en élargissant la base d'imposition et en renforçant l'administration fiscale, tout en les saluant pour la mobilisation d'une part plus importante de l'épargne intérieure afin de fournir plus de ressources au secteur financier.

Il a estimé que la transition vers un régime de change souple serait de nature à renforcer le cadre de politique monétaire de la Banque centrale et d'accroître la compétitivité à l'avenir.

Il a encouragé le Maroc à étudier attentivement le calendrier de cette transition qui doit contribuer à préserver la viabilité budgétaire à moyen terme et la stabilité financière.

Les responsables du FMI ont relevé également l'importance cruciale que revêt la stimulation de la croissance pour abaisser le chômage et améliorer les conditions de vie.

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