«La crise persistante en Europe aurait fortement contrarié le cours normal des affaires en 2011.
75% des avis exprimés sont favorables à cette idée, contre à peine 25% qui sont d’un avis contraire». Par ailleurs, «60% estiment que cette crise connaîtra une aggravation plus ou moins forte en 2012».
Cela est un petit aperçu des résultats d’une étude fraîchement rendue publique par le Centre marocain de conjoncture (CMC). Une première au Maroc. L’Observatoire a en effet procédé à un sondage auprès des grands décideurs économiques privés. L’objectif étant de mesurer la perception par ces opérateurs des impacts ressentis en 2011 ou anticipés pour 2012, suite à la combinaison de trois éléments à la fois (la crise économique mondiale, le printemps arabe et la dynamique des réformes que connaît le Maroc).

Ces conclusions portant sur l’effet de la crise sur le marché des affaires local révèle, par ailleurs, que «le sentiment d’attentisme toucherait 80% des opérateurs». Le Centre marocain de conjoncture poursuit ses conclusions sur la situation du secteur privé local: «Une attitude qui s’expliquerait principalement par la persistance en Europe (50% des patrons), le rythme des réformes en interne et l’adoption de la loi de finances (40% des chefs d’entreprises)». Par ailleurs, en 2012, l’intensité du «printemps arabe» faiblirait pour 56% des opinions exprimées, contre 44% qui anticipent que cette intensité se fera sentir avec une acuité plus ou moins forte.
Les Echos Quotidien






















