Au plan de la politique budgétaire de la zone euro, face au contexte d’aggravation de la crise de la dette souveraine dans certains Etats, et afin de préserver la stabilité financière globale, le Conseil de l’Union européenne et les pays membres en accord avec le FMI ont décidé :
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- la création le 7 juin 2010, d’un Fonds européen de stabilité financière (FESF) d’un montant de 750 milliards d’euros. Outre une facilité européenne de 60 milliards d’euros, cette enveloppe comprend un fonds spécial de stabilisation européen, d’un montant de 440 milliards d’euros, ainsi qu’un financement additionnel du Fonds monétaire international d’un montant de 250 milliards d’euros ;
- l’adoption d’un plan d’aide financière à la Grèce d’un montant de 110 milliards d’euros dont 30 milliards financés par le FMI ;
- un plan d’aide à l’Irlande d’un montant de 85 milliards d’euros financé à hauteur de 2/3 et 1/3 respectivement par le FMI et l’Union européenne.

Ces plans d’aides ont été accompagnés par des mesures d’assainissement des finances publiques qui se sont traduit par la mise en œuvre de restrictions budgétaires :
- Grèce : Plan d’économies de 30 milliards d’euros sur trois ans, dont 14 milliards prévues en 2011, pour ramener le déficit public sous la barre des 3% du PIB en 2014 ;
- Allemagne : Plan d’économies de 80 milliards d’euros jusqu’en 2014 pour réduire le déficit public sous les 3% du PIB d’ici 2013 ;
- Italie : Plan d’économies de 25 milliards d’euros pour réduire le déficit public à 2,7% du PIB d’ici 2012 ;
- France : Plan d’économies de 95 milliards d’euros pour réduire le déficit public à 3% du PIB d’ici 2013 ;
- Irlande : Plan d’économies de 15 milliards d’euros, dont 10 milliards d’euros de baisse des dépenses publiques et 5 milliards supplémentaires générés par des hausses d’impôts.
Globalement, ces mesures ont fait baisser le déficit public de la zone euro de 6,3% du PIB en 2009 Ã
6,1% en 2010, tandis que la dette publique a atteint 85% du PIB après 79,3% en 2009.
Aux Etats-Unis, les nouvelles mesures de rigueur budgétaires adoptées en 2010 ont pour objet la réduction d’une part, du déficit public à 2,3% du PIB d’ici 2015 et, d’autre part, de la dette publique à 60% du PIB d’ici 2023, puis à 40% d’ici 2035. Le déficit public s’est réduit à 10,6% en 2010 contre
12,7% en 2009, alors que le taux d’endettement est passé de 84,6% à 91,6% du PIB.
Le plan de relance de l’économie japonaise a atteint 5 050 milliards de yens, et ce afin de ramener le déficit primaire (hors service de la dette) à 4,6% du PIB d’ici 2013. Le déficit budgétaire est passé de 7% du PIB en 2009 à 7,5% en 2010, alors que la dette publique brute s’est pour sa part élevée à 221,3% du PIB après 217,5% en 2009.
Le Royaume-Uni a connu, quant à lui, un plan d’économies de 113 milliards de livres sur quatre ans pour ramener le déficit public à 2% du PIB d’ici 2015.
D’autres mesures ont été engagées par certains pays afin de renforcer l’assainissement de leurs situations budgétaires. Elles ont concerné principalement l’augmentation de la TVA, le relèvement de l’âge de départ à la retraite, le gel des salaires ainsi que la suppression ou la réduction des postes d’emploi.
Bank Al Maghrib






















