Durant l’année 2010, la reprise de l’activité économique était différenciée entre les pays et les régions. Elle a été plus irrégulière et lente dans les économies avancées que dans les économies émergentes. Ce redressement plus rapide qu’initialement prévu de l’activité dans les pays émergents s’est traduit par des pressions de la demande et a contribué au renchérissement des matières premières énergétiques
et non énergétiques.
Dans ce contexte, l’inflation mondiale a marqué une hausse importante comparativement à l’année précédente, sans pour autant atteindre les niveaux exceptionnels enregistrés en 2008. Cette progression de l’inflation a pour origine l’augmentation graduelle des prix des matières premières, entamée au deuxième trimestre 2009, qui a impacté les prix des composantes « Energie » et « Alimentation » dans le panier de l’indice des prix à la consommation, surtout dans les pays émergents.

Néanmoins, trois sous périodes se distinguent. L’inflation a accusé une baisse en juin suite à l’effet de base, rompant avec la quasi-stabilité constatée au cours des cinq premiers mois de l’année. Par la suite les prix à la consommation ont enregistré une hausse qui est principalement attribuable aux
accroissements des prix des produits alimentaires et énergétiques, l’inflation mondiale s’étant ainsi élevée à 3,4% en 2010 contre 2,1% un an auparavant.
Dans les pays avancés, la variation de l’indice des prix à la consommation s’est établie à 1,5% contre -0,3% l’année précédente. En effet, l’inflation a progressé de 1,6% aux Etats-Unis, tandis que dans la zone euro, elle s’est élevée à 1,5% en moyenne annuelle, tout en dépassant la barre de 2% en
décembre 2010. En revanche, l’inflation s’est accélérée de 5,5% à 6,2% dans les pays émergents, en liaison notamment avec le renchérissement des intrants et les effets de second tour. Par ailleurs, l’augmentation de l’inflation dans les principaux pays partenaires s’est partiellement diffusée aux prix domestiques au Maroc à travers les prix à l’import et ceux des biens échangeables, surtout vers la fin de l’année où l’inflation des biens échangeables, hors produits alimentaires volatils et produits réglementés, est redevenue positive.
Bank Al Maghrib






















