Actualités économiques et financières Marocaines, cours d'économie et de gestion, média audio et vidéo ...

 Login
Déplacer
Close
FORGOT_YOUR_USERNAME
FORGOT_YOUR_PASSWORD
REGISTER

Pourquoi l'euro tient bon

Les tensions n'ont jamais été aussi fortes sur les dettes européennes, la question d'un éclatement de la zone euro n'est plus tabou, et la récession se profile. Pourtant, l'euro résiste : il s'échangeait jeudi au même niveau qu'il y a un an. Explications.

La digue n'a pas cédé. Les tensions n'ont jamais été aussi fortes sur les dettes européennes, la question d'un éclatement de la zone euro n'est plus tabou, et la récession se profile sur le continent. Pourtant, la monnaie unique tient bon. Elle a certes reculé de 10% depuis un mois, mais elle ne s'est jamais effondrée.

L'euro s'échangeait jeudi 24 novembre autour de 1,3330 dollar... exactement au même niveau qu'il y a un an. Il reste installé assez loin de la « parité de pouvoir d'achat », généralement estimée autour de 1,20 dollar pour 1 euro, et encore plus loin -60% au-dessus -de son plus bas niveau historique.

De nombreux facteurs en faveur de l'euro

La monnaie unique est certes sous l'emprise du risque souverain. Elle l'a montré mercredi en accusant le coup après l'échec de l'émission de dette allemande. Mais de nombreux facteurs jouent en sa faveur. « On peut se référer à ce qui s'est passé au Japon au début des années 1990, commence par rappeler Richard Urwin, responsable de l'allocation d'actifs chez le gestionnaire BlackRock. A cette époque, l'Archipel a été frappé par une sévère récession, les taux ont été ramenés à zéro et le système bancaire était en mauvaise posture. C'est pourtant à ce moment-là que le yen a commencé à s'apprécier. Et ce à cause d'un phénomène : les rapatriements d'actifs de la part des banques japonaises. La même chose est en train de se passer en Europe : les banques européennes ont des difficultés à accéder à des liquidités en dollars, elles sont contraintes de réduire leur bilan et de se replier sur leurs marchés domestiques. Il est très difficile de mesurer l'ampleur exacte de ces flux, mais cela contribue sans nul doute à soutenir l'euro ».

Euro

Si les capitaux n'ont pas fui la zone euro, c'est aussi parce que les marchés ne croient pas à l'idée d'une dissolution de l'union monétaire. Ou du moins pas vraiment. « La France et l'Allemagne ne cessent de rappeler leur engagement à préserver l'euro, fait remarquer Mark Mobius, le président et gérant vedette de Franklin Templeton. La probabilité que certains pays quittent la zone est extrêmement faible à mes yeux, et même si un ou deux devaient le faire, cela ne remettrait pas en cause la viabilité de la monnaie unique».

Toujours selon Mobius, « il ne faut pas oublier que la création de l'euro est le changement de devises le plus important du siècle dernier ; cela a été un succès retentissant, et ce même si certains commentateurs ou économistes britanniques l'ont condamné depuis sa naissance et continuent de le condamner aujourd'hui ». Encore relativement jeune, la devise des 17 représente une part relativement faible dans les réserves de changes mondiales -26%, contre 60% pour le dollar. La Chine ou le Japon ne peuvent s'en délester massivement sous peine d'accroître leur dépendance au billet vert. Les investisseurs qui ont vendu les obligations des pays les plus fragiles (Grèce, Portugal, Espagne, Italie, etc) sont parfois allés placer leurs fonds sur des obligations américaines, japonaises ou britanniques, libellées dans d'autres monnaies. Mais ils se sont surtout largement tournés vers les « Bunds » allemands, considérés comme des actifs toujours sûrs. Ces arbitrages « internes » à la zone n'ont donc pas pesé sur l'euro.

La politique de la BCE, autre facteur de soutien

Enfin, la monnaie unique bénéficie de la politique toujours très « orthodoxe » de la BCE. Alors que les autres grandes banques centrales mènent des politiques accommodantes, avec des taux maintenus très bas, d'imposants programmes de rachats d'actifs et parfois mêmes des interventions directes sur le marché des changes (au Japon et en Suisse), l'institution européenne ne s'y résout pas. Les pressions de la France pour que la BCE modifie sa position n'y ont encore rien fait.

La donne pourrait changer -et l'euro se retrouver sous pression -si les investisseurs commençaient sérieusement à se méfier des Bunds, et si Berlin se résolvait finalement à être plus flexible, autorisant la BCE à racheter massivement des dettes publiques européennes. Mais ce n'est pas un scénario auquel les marchés semblent croire. « Malgré la situation très délicate à laquelle fait face la zone euro, le marché des options de change ne croit pas à des mouvements de grande ampleur de la paire euro-dollar », notent les experts sur les devises de SGCIB.

Les prix que payent les investisseurs et opérateurs pour s'assurer des protections contre une chute de l'euro sous 1,30 dollar, ne sont certes pas bon marché, mais ils ne sont pas exagérés pour autant. Un signe que le marché des options n'anticipe pas de mouvements extrêmes de la paire euro-dollar dans les prochaines semaines.

Les Echos

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Derniers Articles:

Malgré les incertitudes mondiales, l’Afrique maintient sa croissance

Recherche

Suivez nous

Comprendre

Télécharger le Plan Comptable

Statistique du site

Membres : 87
Contenu : 1005
Liens internet : 6

Statistiques


mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
mod_vvisit_counterAujourd'hui249
mod_vvisit_counterHier2365
mod_vvisit_counterCette semaine2614
mod_vvisit_counterLa semaine précédente18599
mod_vvisit_counterCe mois49015
mod_vvisit_counterLe mois précédent84800
mod_vvisit_counterTout475078

Nous avons : 7 guests, 8 bots online
Votre IP: 38.107.179.224
Today: Mai 21, 2012

Plan Comptable Marocain