7% du PIB, c’est désormais le pallier que vient de franchir le déficit budgétaire national. Ce dernier a, une nouvelle fois été revu à la hausse à 55,8 milliards de dirhams, indique la Banque centrale.
En cause, les fortes dépenses de l’Etat, d’après la dernière note de conjoncture de Bank al-Maghrib. Ces résultats soulignent un creusement du déficit, mais surtout une progression moins rapide que prévue des recettes. Le nouveau chiffre du déficit est plus élevé que celui fourni il y a quelques jours par le gouvernement qui l'avait estimé à 6,1% du PIB pour 2011 contre 4,5% en 2010.

Pour rappel, le gouvernement Benkirane avait déclaré le mois dernier vouloir réduire le déficit à 3% du PIB d'ici la fin 2016. L'an dernier, l'Etat avait plus que triplé son budget, par rapport à ce qui était prévu, le montant des subventions aux prix alimentaires et énergétiques ont ainsi atteint 52 MMDH. Il a également consenti des hausses salariales pour faire face au mécontentement social. Aujourd’hui, la marge de manœuvre se rétrécit et les finances publiques sont, pour le moins qu’on en puisse dire, dans le rouge.
Les Echos Quotidien























